La motivation entrepreneuriale

La motivation entrepreneuriale

 

Ça vous arrive de réaliser qu’une série de rencontres, qui à première vue sont sans lien entre elles, ont un fil conducteur très concret? C’est ce qui m’est arrivé récemment.

Dans une période de 48 heures j’ai assisté à l’enregistrement d’un podcast[1], dont la thématique était la responsabilité sociale vs la rentabilité, ai rencontré un mentoré où nous avons discuté de l’avancement de son projet, et ai assisté à un meetup entrepreneurial où un conférencier parlait de la procrastination[2]. Ce n’est que quelques heures après que je me suis rendu compte que tous ces sujets avaient une même trame de fond; la motivation entrepreneuriale.

Nos valeurs comme source de motivation entrepreneuriale

Motivation entrepreneuriale - Baker Marketing Nous savons tous, en tant qu’entrepreneur ce que c’est que d’être motivé, et encore plus, de perdre notre motivation (ça nous arrive tous à l’occasion).  Ce qui nous échappe, pour la plupart d’entre nous, c’est d’où vient notre motivation. Quelles sont les sources qui l’alimentent?

Dans le cadre du podcast, l’animateur demande aux entrepreneurs ce qui les motive à agir de manière socialement responsable dans les situations où cela impacte leur profitabilité négativement. La réponse se résume aux valeurs fondamentales qui animent les entrepreneurs.

Il en ressort également que  leurs valeurs sont responsables, en majeure partie, de leur persévérance lorsque tout va mal ou lorsque leurs décisions sont attaquées de toute part.

Une constatation importante de la part des entrepreneurs est qu’il doit s’agir de LEURS valeurs et non celles que la société ‘’imposent’’ aux entrepreneurs.

Lorsqu’une entreprise adopte des valeurs bien vues socialement mais qui ne reflètent pas étroitement les valeurs des fondateurs (principaux gestionnaires) elle ne sera pas motivée à agir éthiquement (en accord avec ses valeurs) lorsque le coût sera trop élevé. Il en va de même, dans les grandes entreprises, lorsque ses employés ne partagent  pas les valeurs corporatives. L’expression utilisée par un des entrepreneurs lors du podcast illustre ceci très clairement. Il a dit ‘’À un moment donné, le miroir craque’’.

C’est alors qu’on voit apparaître des comportements d’entreprises totalement dissonants des messages véhiculés par celles-ci.

On a qu’à penser à ce qui se passe présentement avec, entre autres, les grandes sociétés pétrolières, de télécommunications ou pharmaceutiques.

 

L’objectif comme source de motivation entrepreneuriale

motivation entrepreneuriale - Baker Marketing Il n’y a en soit rien de mal à se fixer des objectifs pour se motiver. Ça fonctionne plus souvent qu’autrement.

Le problème survient lorsque l’atteinte de nos objectifs devient la principale, voir la seule, source de notre motivation.

L’adage qui dit La fin justifie les moyens met alors la scène pour des comportements non éthiques.

Afin d’atteindre notre objectif, nous sommes alors prêts à agir ‘’temporairement’’ à l’encontre de nos valeurs.

Le hic est que le chemin pour atteindre nos objectifs représente la quasi-totalité du temps passé au travail.

Nous en venons donc qu’à oublier nos valeurs afin de faire ce qu’il faut pour atteindre nos objectifs.

Je n’ai pas besoin de vous citer d’études, bien qu’il y en ait quelques unes, pour vous convaincre que d’agir à l’encontre de ses valeurs au quotidien est épuisant, voir drainant.  C’est aussi une très bonne recette pour s’assurer d’être malheureux (ou du moins peu satisfait de notre situation).

 

Les motivations entrepreneuriales intrinsèques vs extrinsèques

motivation entrepreneuriale - Baker Marketing Lors de ma rencontre avec mon mentoré, nous avons discuté de l’avancement de son projet, qui stagnait au moment de notre rencontre précédente. Ce dernier réalise que sa motivation initiale (faire beaucoup d’argent) n’était plus assez forte pour le faire avancer. De plus, il se présentait à lui de plus en plus de choix où le meilleur, afin d’atteindre son objectif, le rendait sérieusement inconfortable.

Il a donc cherché une autre source de motivation. Ce qu’il a trouvé en identifiant les valeurs sur lesquelles il veut que son projet repose. Elles ont été puisées à partir de ses propres valeurs. Cette prise de conscience lui a non seulement permis de reprendre son momentum entrepreneurial, mais elle a significativement changé le plan qu’il s’était fait pour atteindre ses objectifs (dont un reste faire beaucoup d’argent). Il réalise que la façon d’atteindre ses objectifs revêt une importance tout aussi grande, sinon plus, que l’atteinte de ses objectifs. Un quotidien plus agréable, où il se sent confortable avec ses décisions,  impacte positivement sa motivation.

Ce qu’il faut retenir est que les sources intrinsèques de motivation, telles nos valeurs fondamentales, assurent une motivation entrepreneuriale plus forte et plus pérenne que les sources extrinsèques, tels les objectifs, incitatifs ou valeurs qui ne sont pas les nôtres.

Les sources extrinsèques de motivation sont utiles et bénéfiques dans la mesure où ce ne sont pas les seules ou principales sources de motivation.

Dans la seconde partie de ce billet, nous examinerons de plus près l’identification de nos valeurs et leur impact sur la raison principale de l’échec entrepreneurial.

[1] L’épisode sera rendue public le 4 octobre sur le site www.lesderangeants.com

[2] Le conférencier est Mathias Durand de www.procastination.com pendant le meetup de Digital Entrepreneurs

Mentorat de démarrage – Leçons apprises

Mentorat de démarrage – Leçons apprises

Dans le billet précédent, nous avons vu un bref sommaire de la première année d’existence de Mentors Montréal.  Nous avons dressé un portrait des mentors et des entrepreneurs ainsi que du fonctionnement de la communauté.

Dans ce billet, nous nous attarderons sur les leçons apprises à ce jour. Je vous raconterai également l’histoire d’une entrepreneure en devenir et de l’impact que Mentors Montréal a eu dans sa vie. Enfin, des suggestions de pistes à suivre, afin d’améliorer l’offre de services de mentorat pour les entrepreneurs en devenir à Montréal, seront offertes.

 

Mentorat de démarrage - Baker MarketingLeçons apprises

On peut catégoriser les types de questions provenant des entrepreneurs en devenir en trois niveaux.

Informations ponctuelles

Il s’agit de questions du type Pourriez-vous me recommander une personne dans l’organisme ou l’entreprise X ou Dois-je facturer la TPS/TVQ dans telle circonstance?

Ce type de question fait généralement partie d’un processus de recherche d’information déjà amorcé et fait souvent appel au réseau du mentor ou à  une connaissance spécifique d’information.

Elles peuvent être répondues directement.

Le mentor peut aussi utiliser ce type de questions pour aborder l’importance du réseau d’affaires et s’assurer que le mentoré déploie des efforts adéquats pour construire son propre réseau.

Acquisition de connaissances/compétences

Ces questions sont du type Où puis-je trouver du financement? Ou Connaissez-vous un bon comptable, avocat ou autre professionnel?

Ce sont les questions les plus fréquentes. L’entrepreneur fera face presque quotidiennement à ce genre de questionnement tout au long du cycle de vie de son entreprise.

Bien que le réflexe du mentor est souvent de lui donner une réponse directement, il est plus utile pour l’entrepreneur de le guider dans  le processus cognitif qu’il doit développer afin de non seulement trouver réponse seul(e) mais aussi s’assurer qu’il/elle se pose la bonne question.

Un exemple de réponse à la question sur le financement serait :

Quelles démarches as-tu fait pour trouver du financement à date? 

L’objectif ici est de comprendre le processus cognitif déjà enclenché pour répondre à la question

À quoi servira ce financement?

Permet de faire prendre conscience à l’entrepreneur qu’il existe des outils de dette appropriés pour chaque type de besoin. On peut amorcer une réponse à ce stade en lui parlant des différents organismes qui offrent des types précis de financement.

Comment le montant sera-t-il repayé?

Permet la prise de conscience des coûts et autres contraintes liées au financement

Y-a-t-il une autre avenue que le financement pour accomplir ton objectif?

Une fois les coûts et contraintes liés à la dette réalisés, l’entrepreneur sera plus ouvert à explorer d’autres sources de capitaux.

Questions existentielles

Ce type de questions touche les motivations,  préférences et le caractère de l’individu

Elles sont du type Est-ce que j’ai ce qu’il faut pour être entrepreneur?

Il est plus utile ici aussi de guider l’entrepreneur dans sa réflexion plutôt que d’essayer de formuler une réponse. D’abord parce que le mentor n’a pas la réponse à ce type de question. Ensuite, parce que l’entrepreneur doit prendre conscience de nombreux facteurs sous-jacents à sa question afin d’y trouver réponse par lui ou elle-même.

Un exemple de questions posées par le/la mentor pourrait être :

Qu’est-ce que ça veut dire pour toi d’être entrepreneur?

Permet de comprendre les attentes et craintes du mentoré.

Comment vois-tu le quotidien d’un entrepreneur? (si pas déjà répondu à la 1ère question)

Le mentor peut ici partager des tranches de son quotidien qui aideront le mentoré à avoir un portrait plus complet de l’entrepreneuriat.

Qu’est-ce qui t’effraie le plus dans la possibilité d’être entrepreneur? (si pas déjà répondu à la 1ère question)

Souvent, le mentoré a des craintes non fondées. C’est le moment de les dissiper. Lorsque ses craintes ont un fondement, le mentor peut partager les traits de caractères ou astuces qui lui ont été les plus utiles pour surmonter les difficultés mentionnées. Cela permettra à l’entrepreneur de juger s’il/elle possède les attributs nécessaires ou si il/elle veut faire l’effort pour les développer.

Il ne s’agit ici, bien entendu, que d’exemples de réponses. Le contexte du mentoré influencera fortement l’approche prise par le/la mentor. L’idée directrice est, dans la mesure du possible, de s’assurer que le/la mentoré(e) reparte avec non seulement les réponses nécessaires mais surtout les outils cognitifs pour trouver réponses à ses prochaines questions. On n’arrive pas à ce type de résultat avec une seule rencontre mais au cours de multiples échanges.

Une dyade mentorale (relation mentor/mentoré) peut durer une vie. En moyenne, par contre, le/la mentore aura transmis une majeure partie de son savoir être entrepreneurial en 18-24 mois de rencontres mensuelles.

 

Mentorat de démarrage - Baker MarketingL’histoire de Marie, entrepreneure en devenir

Les leçons apprises donnent un aperçu de ce qu’un entrepreneur en devenir peut s’attendre à obtenir de la part d’un/e mentor(e).  En concret, un mentor peut avoir un impact très significatif non seulement sur l’évolution professionnelle mais également personnelle de son/sa mentoré(e).

Je vous offre l’histoire véridique de Marie (nom fictif) qui s’est présentée à une rencontre de Mentors Montréal au printemps dernier.

Jeune professionnelle qui travaillait depuis 4 ans dans le secteur institutionnel de la santé, Marie n’arrivait pas à exercer sa profession en fonction de ses valeurs. Elle a donc songé à démarrer sa propre entreprise.

Sa famille et ses amis l’en dissuadaient. Professeurs, fonctionnaires, employés de longue date, aucun d’entre eux n’avait été exposé à l’entrepreneuriat.  Ils l’incitaient fortement à conserver son emploi bien rémunéré et assuré à l’hôpital. Marie, qui ne connaissait rien à l’entrepreneuriat, n’avait où se tourner.  Tout ce qu’elle savait est qu’elle était malheureuse.

Son copain, qui désespérait de voir Marie décrépir émotionnellement au quotidien, lui suggéra d’assister à une rencontre de Mentors Montréal, afin de mieux comprendre ce qu’était l’entrepreneuriat.

Lors d’une première soirée à Mentors Montréal, Marie a pu échanger avec une demi-douzaine de mentors. Elle y a trouvé des oreilles attentives, de l’empathie, des suggestions et de nombreuses informations sur des ressources pertinentes.  Elle a pu, entre autre, repérer un organisme montréalais qui soutenait les entrepreneurs dans son secteur d’activité.

Quelques mois plus tard, lors d’une rencontre subséquente de Mentors Montréal, Marie accompagnée de son copain et resplendissante de bonheur, m’a prise par la main et m’a dit, je dois vous parler.

Les yeux brillants Marie a raconté son parcours des derniers mois. Suite aux suggestions de mentors rencontrés, Marie s’était intégrée dans la communauté entrepreneuriale de son secteur d’activité. Elle a offert ses services bénévolement à trois entreprises en démarrage, qui l’intéressait, pendant qu’elle continuait son travail à l’hôpital.

Après quelques semaines,  convaincue qu’elle serait entrepreneure, mais qu’elle avait encore beaucoup à apprendre, Marie a intégré à titre d’employé à temps plein une des entreprises en démarrage où elle était bénévole.  Son objectif était d’y travailler 9-12 mois tout en démarrant sa propre entreprise.

Marie m’a confié qu’avant sa rencontre avec les mentors de Mentors Montréal, elle se voyait prise dans un emploi qui l’obligeait à agir à l’encontre de ses valeurs pour le restant de ses jours ou à refaire une autre formation. La découverte de l’écosystème entrepreneurial montréalais lui a redonné espoir qu’elle pouvait pratiquer sa profession selon ses valeurs et à sa façon.

Son copain, qui assistait à l’échange et souriait sans cesse, a dit qu’il n’avait jamais vu Marie si heureuse. Il la voyait s’épanouir à vu d’œil depuis les dernières semaines.

J’ai reçu un long message de Marie il y a quelques semaines.  Elle et son copain sont maintenant mariés. Ils ont quitté Montréal pour le Qatar, où  son conjoint a obtenu un poste qu’il convoitait.  Elle est à mettre en place son entreprise.  Elle m’a confié que, sans son élan entrepreneurial, elle n’aurait jamais accepté de suivre son conjoint.  Elle est maintenant emballée, bien qu’un peu effrayée, à l’idée de démarrer son nouveau projet tout en apprivoisant la culture entrepreneuriale locale.

Marie n’est qu’une des douzaines d’entrepreneurs en devenir dont le parcours professionnel, et parfois personnel,  a été modifié suite à ses rencontres avec des mentors.

Ce qui est très valorisant à titre de mentor, œuvrant auprès d’entrepreneurs en devenir, est la satisfaction de débloquer ce potentiel entrepreneurial chez certains individus et de les voir s’épanouir  à travers leurs projets.

 

Mentorat de démarrage - Baker MarketingPistes d’amélioration

Il manque en fait bien peu d’éléments pour rendre le mentorat d’affaires plus accessible aux entrepreneurs montréalais en devenir[1].

Montréal est doté d’un superbe écosystème entrepreneurial. Qu’il s’agisse de communautés meetups dédiés aux entrepreneurs, d’incubateurs, de labs, de hackathons, d’organismes d’aide aux entrepreneurs, d’accélérateurs (sectoriels ou universitaires) ou d’organismes de capitaux de risques tous les services possibles sont offerts aux entrepreneurs.

Le mentorat d’affaires est souvent un des services de ces organismes. Chacun d’entre eux a sa propre base de mentors. Si bien qu’un entrepreneur en devenir doit dans un premier temps repérer l’organisme qui offre l’accès à un mentor, satisfaire ses critères d’admissibilité (ce qui est impossible pour ceux en phase de réflexion) et trouver le ou la mentor(e) avec qui il/elle se sent confortable.  Un parcours qui en décourage plusieurs.

Un répertoire centralisé de mentors

Un répertoire centralisé de mentors, commun aux différents organismes d’aide aux entrepreneurs,  faciliterait l’accès au service de mentorat. Cela tant pour les organismes d’aide que pour les entrepreneurs.

Multiplier les points d’accès

Les organismes d’aide pourraient, par exemple, offrir un local où un mentor résidant (plusieurs mentors en rotation) accueillerait les entrepreneurs avec ou sans rendez-vous. Les organismes pourraient se relayer de façon à  partager les coûts liés à l’utilisation du local et assurer un accès permanent.

Publiciser les services de mentorat

La plupart des organismes d’aide, dont la mission première n’est pas le mentorat, publicisent très peu leur offre de service mentorale, qui est généralement réservée à leurs clients.

Si tous les organismes d’aide rendaient visible sur leur site web ou leur autres plateformes de médias sociaux la possibilité de rencontrer un mentor d’affaires (non seulement pour leurs clients, ce qu’ils font déjà), cela aiderait grandement à accroître l’accessibilité.

Retirer les contraintes

L’accès aux services de mentorat pour les individus en réflexion ou au début de leur démarrage devrait être libre de toute contrainte et lié à aucun critère d’admissibilité. Leur avenir étant souvent incertain et leur profil très varié, toute contrainte agirait à titre de frein.

Idéalement les mentors ne seraient pas des conseillers de l’organisme hôte mais bien des mentors bénévoles indépendants à qui on offrirait un espace gratuit où rencontrer des entrepreneurs en devenir pour quelques heures.

Cela n’empêcherait en rien aux organismes d’utiliser la base de mentors pour leur propre programme en parallèle tout en imposant les contraintes qui leur permettraient de répondre à leurs objectifs respectifs.

Virtualiser l’accès

Une application,  rattachée au répertoire central des mentors, pourrait également permettre des rencontres virtuelles avec des mentors. Mentors Montréal explore, depuis quelques mois, diverses applications qui permettraient ces rencontres virtuelles.

Bien  que la clientèle visée par Mentors Montréal ne soit pas complètement monétisable (une partie n’est pas inclus dans la définition gouvernementale des usagers des organismes d’aide aux entrepreneurs), pour les organismes d’aide aux entrepreneurs elle peut par contre s’intégrer dans leur modèle d’affaires et servir de pépinière, de laboratoire et de lieu d’échange neutre avec les autres organismes à vocation similaires.

Cette première année d’opération de Mentors Montréal nous aura donc permis d’atteindre les objectifs fixés. Soit de desservir les besoins en mentorat d’affaires d’entrepreneur en devenir et de servir de laboratoire et de lieu d’échange neutre aux organismes montréalais d’aide aux entrepreneurs. Elle aura aussi permis à certains organismes du milieu, de mieux comprendre les besoins de cette clientèle en amont de l’entrepreneuriat.

Mentors Montréal poursuivra dans cette même lancée au cours de sa seconde année et travaillera, avec ses partenaires, à accroître l’accessibilité et améliorer l’offre de services de mentorats d’affaires aux entrepreneurs montréalais en devenir.

[1] Le mentorat d’affaires est déjà très accessible à Montréal aux entrepreneurs qui sont bien avancés dans leur démarrage ou en opération.

Mentors Montréal – Le mentorat d’entrepreneurs en devenir

Mentors Montréal – Le mentorat d’entrepreneurs en devenir

 

Ce billet s’adresse principalement aux mentors d’affaires qui s’intéressent au mentorat de pré-démarrage et de démarrage ainsi qu’aux organismes qui desservent ces entrepreneurs en devenir. Il a pour objectif de partager l’expérience de la première année d’opération de la communauté Mentors Montréal créée spécifiquement pour desservir ces clientèles encore mal desservies dans la région de Montréal.

Mentorat d'affaires - Baker MarketingQu’est-ce que le mentorat d’entrepreneurs en devenir?

La définition pure du mentorat  implique une relation de soutien, d’aide, d’échange et d’apprentissage entre un mentor (préférablement bénévole) et un mentoré, dans le but de développer le mentoré.

La version plus puriste du mentorat d’affaires repose principalement sur la transmission du savoir-être entrepreneurial. La transmission de savoir-faire étant plutôt associée au coaching.

Il est important ici de ne pas confondre mentorat d’affaires et mentorat professionnel. Ce dernier a pour objectif le développement de compétences et/ou de faciliter l’ascension des échelons professionnels (à l’intérieur d’une même entreprise ou non).

Dans la culture populaire nord-américaine le mentorat d’affaires est axé sur la santé financière et la pérennité de l’entreprise plus que sur le savoir-être entrepreneurial.

Ce type de mentorat, qu’on qualifie parfois de mentorat à l’américaine, implique que le mentor peut agir également à titre de coach ou même de conseiller afin de prendre le chemin qu’il ou elle juge le plus court vers la santé financière de l’entreprise. Ce type de mentor partagera son réseau d’affaires, référera des clients et ira même jusqu’à investir financièrement dans l’entreprise de son mentoré.

Pour de plus amples détails sur l’offre de services de mentorat d’affaires à Montréal je vous invite à lire mon billet intitulé Démystifier le mentorat d’affaires à Montréal.

Le mentorat d’affaires, même dans sa version puriste, implique une portion de coaching (ou de savoir-faire). Généralement, plus l’entrepreneur possède d’expérience entrepreneuriale (dans son secteur d’activités), moins il a besoin de coaching (savoir-faire).

Inversement, puisqu’on ne devient pas entrepreneur automatiquement le jour où on décide de se lancer en affaires, les entrepreneurs en début de parcours ont un plus grand besoin de coaching (savoir-faire).

Corollairement un entrepreneur en début de parcours est aussi généralement moins réceptif à la transmission de savoir-être entrepreneurial puisqu’il n’est pas encore rendu à cette étape de son cheminement.

Mentors Montréal - Baker MarketingMentors Montréal

Il y a près d’un an maintenant, j’ai créé à l’aide de nombreux bénévoles, la communauté de Mentors Montréal.

Mentors Montréal compte plus de 250 participants dont environ le tiers est des femmes. Mentors Montréal regroupe plus de 50 mentors qui ont un minimum de 2 années d’expérience entrepreneuriale ou qui ont œuvré depuis de nombreuses années auprès d’entrepreneurs en devenir.

Principaux objectifs de Mentors Montréal

L’objectif premier de Mentors Montréal est de desservir les besoins en mentorat/coaching d’affaires des individus en pré-démarrage (réflexion) ou au début de leur période de démarrage (idéation et début de l’étape de découverte).

Un second objectif est d’offrir un terrain neutre d’échange, d’observation de la clientèle et d’expérimentation aux différents organismes montréalais dont la mission est (en totalité ou en partie) d’informer, de coacher et/ou de mentorer ces entrepreneurs en devenir.

L’équipe de Mentors Montréal

Présentement, autre que l’auteure de ces ligne, l’équipe de bénévoles qui permet à Mentors Montréal d’exister se compose d’employés d’organismes du milieur. Les organismes représentés sont l’École des entrepreneurs (ancien SAJE en Affaires), Futurpreneur, la Fondation Montréal Inc. et le Réseau M, qui est également un de nos deux commanditaires (l’autre étant Desjardins qui nous offre l’espace pour les rencontres). Les autres bénévoles sont (ou ont été)  des entrepreneurs ou gestionnaires chevronnés impliqués dans la communauté entrepreneuriale montréalaise.

Il est important de noter que ces employés, à une exception, contribuent bénévolement et à titre personnel à l’organisation des rencontres de Mentors Montréal. Il va sans dire qu’il s’agit de gens passionnés d’entrepreneuriat et fortement engagés dans la communauté entrepreneuriale montréalaise.

Les mentors

Le profil des mentors varient grandement. Certains ont plus de 20 ans d’expérience et sont chefs d’entreprises d’envergure internationales. D’autres sont des travailleurs autonomes ou ont démarré leur entreprise il y a à peine quelques années.  Leur âge varie entre 25 et 65 ans avec une majorité entre 40 et 55 ans. Leur secteur d’activité est également très varié avec une légère concentration dans le secteur des TI.

Suite à une vérification de leur parcours professionnel les mentors, qui s’inscrivent à la communauté via la plateforme Meetup, n’ont qu’à se présenter aux rencontres, lorsque disponibles, et aider, du mieux qu’ils ou elles le peuvent les mentorés présents.  Les mentors sont libres de revoir ou non les mentorés à l’extérieur des rencontres.

Mentors Montréal - Baker Marketing

Les rencontres

Les rencontres de Mentors Montréal ont lieues aux 4 à 6 semaines (jusqu’à présent dans le superbe Desjardins lab du Complexe Desjardins) et offre l’accès à une dizaine de mentors ou plus pour des sessions de speed mentoring qui durent de 10 à 15 minutes chacune. Elles sont annoncées deux ou trois semaines à l’avance.

Suite à une brève présentation des mentors, un participant rencontrera jusqu’à 5 ou 6 mentors pendant une soirée lors de séances de speed mentoring. Le format de la soirée est également propice au réseautage et aux échanges entre participants.

 

Mentorat d'affaires - Baker MarketingProfil des participants

La grande majorité des membres de Mentors Montréal sont des entrepreneurs en devenir à l’une des deux étapes suivantes :

Pré-démarrage (15 à 20%)

Ces individus sont à l’étape de la réflexion et n’ont pas encore pris une décision ferme quant à savoir s’ils feront le saut vers l’entrepreneuriat ou non. Ils peuvent ou non avoir une idée de produit ou service à offrir mais n’ont fait aucune démarche pour la développer. Ils ont généralement peu ou pas d’information sur les ressources disponibles aux entrepreneurs.

Début du stade de démarrage (65-80%)

Ces individus ont décidé de poursuivre leur idée entrepreneuriale. Une majorité ne le fait pas encore à temps plein. Ils sont généralement au stade d’idéation ou, dans une moindre proportion, au début du stade de découverte. Ils n’ont souvent pas encore une modèle d’affaires précis en tête. Ils ont généralement une bonne idée des ressources disponibles aux entrepreneurs bien qu’ils en aient encore à découvrir.

Dans ces deux catégories ont retrouve une majorité qui appartient à un des trois profils suivants:

  1.  Étudiant universitaire ayant terminé ses études. Il a parfois une courte expérience en grande entreprise ou institution. Plus souvent, il ne trouve pas un travail (rémunéré) dans son domaine et se tourne vers l’entrepreneuriat pour acquérir de l’expérience.
  2.  Professionnel immigrant, souvent hautement qualifié, ayant de la difficulté à s’intégrer dans le marché du travail.
  3. Professionnel d’expérience, ayant œuvré ou œuvrant dans la grande entreprise. Il, ou moins fréquemment, elle a perdu son emploi, l’a quitté volontairement ou songe à le faire.

Mentors Montréal - Baker MarketingBesoins des entrepreneurs en devenir en matière de mentorat/coaching

Les besoins varient significativement selon le stade où se situe l’individu.

 

Pré-démarrage

Les besoins de ces individus, parfois entrepreneur en devenir parfois non, se situent principalement à un de ces trois niveaux.

  1. Accompagnement dans leur décision de se tourner vers l’entrepreneuriat ou non
  2. Comprendre ce qu’est l’entrepreneuriat; le quotidien et les implications pratiques (incorporation ou non, comment obtenir un no. de TPS/TVQ, location d’espace de travail, site web, assurances, gestion du temps, etc.)
  3.  Connaître les ressources disponibles aux entrepreneurs (informations, formations, financement, etc.)

Début de démarrage

Les besoins de ces entrepreneurs en devenir sont un peu plus variés. En majeure partie, ils se retrouvent à un des niveaux suivants.

  1. Comment vendre
  2. Clarification du modèle d’affaires ou de certaines de ses composantes
  3. Bâtir son réseau d’affaires
  4. Financement et partenariat

Dans le cas des immigrants récents on peut ajouter à cette liste le besoin de comprendre la culture d’affaires locale.

Dans la seconde et dernière partie de ce billet je traiterai des leçons apprises sur le mentorat pour entrepreneurs en devenir et de certains des impacts observés sur les membres de la communauté de Mentors Montréal depuis la dernière année.  Finalement, quelques pistes, qui permettraient d’améliorer les services de mentorat d’affaires pour les entrepreneurs montréalais en devenir, seront suggérées.

Applying Lean Startup in the concierge phase of your start-up

Applying Lean Startup in the concierge phase of your start-up

This will be the second to last post of a series of how to apply the Lean Startup approach to a new business.

Until now in this series on applying Lean Startup, we started with an introduction, then looked at the ideation phase, the discovery phase and the pre-sell phase (also known as the Death Valley).

 

Congratulations!

Applying Lean Startup in the concierge phase - Baker Marketing Either because you have made it this far in reading this series or, even more important, you have successfully crossed the Death Valley (pre-sell phase) and came out of it with the holy grail of a product/market fit (when the hockey blade becomes the stick on your revenue chart).

You now find yourself in the concierge phase.

 

What is the concierge phase

The boxes below presents a very high level summary of usual situations your start-up can expect in the concierge phase.

Product

Application

  • Your core features all work pretty well
  • You created your first (official) road map to additional features

Physical product

  • If you are outsourcing, you are either looking at optimizing your suppliers or taking steps to bring production in-house
  • If you are manufacturing in–house, you are looking at getting decent equipment to start producing at a larger scale

Market

  • You are looking at more efficient tools to learn about your customers, markets, and environments
  • You are exploring new customer segments
  • You are aggressively growing your initial markets
  • You are constantly reassessing the total size of your markets
  • If you are an innovator in your market; you are keeping an eye out for the chasm (1)

[1] The saturation of the early adopters market and passage to the early majority  (re. The innovation adoption curve)

 

Processes

  • You are feeling the need to put processes down on paper so your teams has a more homogenous approach
  • You realise you need a lot of processes and procedures but don’t want to bog down your agility

HR

  • You are on boarding team members at a rapid rate
  • Job definitions are getting more specialised
  • Your core team is trying to find a fit with their new, more limited, roles in the company (spoiler alert – some won’t adjust)
  • Your core team feels as though they spend more time coaching new resources than getting work done

 

Finance

  • Money is coming in at a decent rate from sales
  • Labour costs need to be controlled as they are growing faster than your sales at times
  • Extra office space and equipment mean increasing your bank margin or taking out (mostly) short term loans
  • Investors are now calling you and want to hear about your scaling strategy

 

Too busy for Lean Startup

 

Applying Lean Startup in the concierge phase - Baker MarketingYou are now running a small business that is experiencing the fastest growth rate it ever will, short of an acquisition.

It is easy and oh so tempting to abandon the build, measure, learn approach. After all, you know your initial market’s needs very well by now and you are crazy busy fulfilling orders, fixing issues and well, running a company.

It is a trap most entrepreneurs will fall into. Until their growth rate slows down, stalls and starts to plummet. The dirty secret of the concierge phase is that most companies’ revenues during this period don’t look like a straight hockey stick handle. That straight upward slope is just the trend of your revenues. The revenues themselves go up and down regularly. If you want your slope average to be positive and steep, you need to minimise those downs. Most times these down periods will happen for the following reasons:

  • Your customer needs are changing due to a shift in the market (often due to a new competitor)
  • You experience process or production failures
  • Your initial early adopters market is getting saturated and you didn’t react quickly enough to open new markets
  • Your early adopters markets are saturated and you haven’t figured out how to sell to the early majority customers.

Continuing to apply the Lean Startup approach during your concierge phase will ensure that any new features or internal processes will answer the needs of your customers (external and internal). It will also ensure that market changes are captured and acted upon. This does mean that many of your processes must incoporate Lean Startup elements in them. In some cases, it can also mean that the you will need the build, measure and learn processes themselves to be written down and into job descriptions.

Incorporating Lean Startup in your processes is the key to keeping your company innovative and agile as it grows.

Your product, processes, marketing and overall strategy will adapt continuously. When you need to cross the chasm to reach your early adopters, the Lean Startup approach will be your natural bridge to the other side.

In our next and final post of this series, we’ll take a look at the tools that are most useful in the concierge phase.

[1] The saturation of the early adopters market and passage to the early majority  (re. The innovation adoption curve)

Using Lean Startup in the Pre-Sell Phase

Using Lean Startup in the Pre-Sell Phase

In this series of posts we have looked at how to use Lean Startup during the ideation and discovery phases. We also dove into the experimentation process and the tools to use in the discovery phase.

In this post, we’ll look at how to use Lean Startup in your pre-sell phase.

What is the pre-sell phase?

Lean Startup in pre-sell - Baker MarketingThe pre-sell phase begins when you have sufficiently tested your leap-of-faith assumptions of your business model to be confident that you have a shot at a viable business. This not because you believe so (as you did in the ideation phase) but because most (or all) of your business’s stakeholders (potential customers, suppliers, distributors, etc.) have told you so.

Typically, during the pre-sell phase you will be:

  • Finding a (or several) co-founder(s)
  • On-boarding your first employees
  • Developing your product/service
  • Starting to put into place some key partnerships

This is also the phase at which you will start getting real feedback from paying customers[1] (closer to the end of the pre-sell phase) and other stakeholders. It’s the reality test.

A test, unfortunately, many startup ideas fail.  It’s when you will either:

  •  Make significant pivots,
  • Change your mission entirely (go back to square one)
  • Throw in the towel, or
  • Confirm your business model

The end of this stage, when successful, is also often the time to go for seed funding.

Why continue experimenting?

Lean Startup in the pre-sell phase - Baker MarketingSo now that you have confirmed your business model, why should you continue experimenting?  It would be so much faster to just go full steam ahead and develop.

Your ideation and discovery phases were mostly planning.  As you know, plans usually don’t work out the way we think they will.

Also, during the time you take to put in place your business model, elements of your business’s eco-system as well as market realities will change. The higher the volatility of your business environment, the more important it is for you to test the elements of your business model while developing. Otherwise you may expand great efforts and resources to develop key partnerships, distribution networks, and develop your product/services for nothing.

This may not seem so bad from this end of the journey. Entrepreneurs who put every ounce of energy they had and every penny they owned (and some they don’t), for a few years, in a business that doesn’t lift off will tell you it’s as difficult as going through a death in the family. Some never fully recover.

 

Lean Startup experiments in the pre-sell stage

The mechanics of the experiments we saw in the discovery stage will be the same.

You will still start by asking yourself; Will the negative impact on my future business be significant if the assumption I am making (regarding whatever part of your startup you are currently working on)  isn’t real? If the answer is yes, you turn it into a hypothesis you can test. You design your experiment using tools to minimize your efforts, chose your metric and standard and execute your experiment.

By this time, you will be getting very good at experimenting. Hence most of your experiments will take you less than a couple of days to run and often only a few hours or minutes.

Also, because you will have gotten out of the building often during your discovery phase experiments, you won’t need to talk to your stakeholder face to face as much. Many of your experiments will be done on the web or over the phone. You can also hire people to do them for you.

There will be times however when you aren’t sure of your next steps. This is usually the flag that means you need to go be around your potential customers. Talking or observing them. They will invariably show you the way.

At this stage, you will not only be testing elements of your product/service you will also be testing your distribution channels. The web will be your first one if you’re using it.  Also, if you are thinking of launching in markets that are not physically close to you, now is the time to start testing with those markets.

Not only will you be familiarizing yourself with the tools to find those markets but also you will, hopefully, have developed the reflex to go to the Lean Startup community for assistance.

 

The tools of Lean Startup

Lean Startup in the pre-sell phase - Baker MarketingNow that you will most likely have a, or several, co-founder(s) and employee(s), often not in the same city or working space, efficient communication will be a real need.

Slack, Trello and Dropbox may already be part of your daily routine. You may now want higher performance project management tools (such as Asana, Jira or Wrike[2]) or to start taking notice of Slack management best practices.

If you’ve embraced the integrated multiplatform communication route of Slack, you may also want to look at some of its competitors such as Bitrix24 and HipChat.

If your product is IT application, you’ll want to use one of the thousands of productivity apps available, often for free, to help you develop and test it. Tools such as Balsamiq Mockups , Fluid UI or HotGloo for wireframing.  GitHub, Zappier or LucidChart for developing your application. Test Fairy, Hiptest or SauceLabs for automated testing. Once your app is functional you can also put it up on Product Hunt and see what kind of reaction you get from a crowd of mostly innovators and early adopters.

If you are developing a non IT product, you can look for tools such as Ask Your Target Market (AYTM), Facebook or Survey Monkey and combine them with any potential customer email lists or profiles you have already collected.

You will also need to use your creativity to design experiments such as webinars or gatherings to have potential users interact with your product. Tools such as Meetup, Eventbrite, GotoMeeting will be very useful.

When you want to start testing packaging and pricing, A/B testing will be your friend. A/B testing is also very useful to test the conversion rates of different elements of your web pages. Tools such as Unbounce, Optimizely and LauchRock will be necessary unless you hold a degree in statistics.

If you are launching a new restaurant or brick and mortar business sites such as Potloc can help you find the best location and get feedback from potential customers.

 

Upping your game on metrics

Lean Startup in the pre-sell phase - Baker MarketingExperimenting and collecting all this information is great. You’ll need however to store, crunch and make sense of all of this data.

You’ll also need to figure out what metrics will be the key ones for your business. If you haven’t read Lean Analytics (Croll & Yoskovitz) yet, you need to by now.

Analytics is one of the parts of Lean Startup that isn’t intuitive. There is knowledge involved here, quite a bit of it. The learning curve is steep. If you will be running an online business (fully online or parts of it) you definitely need some deep analytics knowledge in your company.

Zoho Reports, Segments and Tableau are all great options. Initially you may however simply use an Excel spreadsheet in conjunction with Google Analytics. By the end of this stage, you may find however that the home grown solution requires too much time to manage and you’ll see value in the previously mentioned apps.

As you can see applying the Lean Startup approach gets easier and easier as your startup grows.

The next and last post of this series will be on how to apply Lean Startup during the concierge phase of your startup.

[1] Although you may be selling at a discount or simply selling and reimbursing as your product is not yet ready.

[2] Doesn’t integrate with Slack

Lean Startup Tools – Discovery Phase

Lean Startup Tools – Discovery Phase

This post follows Lean Startup Experiment – Discovery Phase. It will help you find Lean Startup tools that will accelerate your experiments significantly. Many of these Lean Startup tools increase productivity and can also be used on a daily basis in your business.

None of these tools, aside from the Javelin board and the experiment log template were developped specifically to be used within the Lean Startup approach. They are simply productivity tools that enable fast and efficient Lean Startup experiments.

Lean Startup experiment - Baker MarketingLean Startup Tools

Lean Startup tools make continuous experimentation throughout your startup feasible. Many of those tools are free or cost very little. None of the tools presented in this post were developed specifically for Lean Startup.  They are simply productivity tools that are used by the Lean Startup community to increase their productivity.

The following are some of the tools I find most useful and often recommend when entrepreneurs are in the discovery phase. Keep in mind there are hundreds if not thousands more of these tools out there. A bit of googling and asking around will yield you many options to accomplish the same task.

 

Lean Startup tools - Baker MarketingLean Startup tools to organise

These applications are great as they often work as a checklist as well as organisers. The following Lean Startup tools are all free or have free parts to them. Click on the titles for links.

LeanStack

Ash Maurya has graciously made his Lean Canvas application, which is very well made, free for your first project. It will help you keep a record of the various iterations, enable you to share with other team members and print your canvas.

Business Model Fiddle

Free business model canvas application developed by Johan Steenkamp. It has some really great features such as various colours for your post-its, picture and sketching capabilities as well as communication features for your team.

Budgeto

This is a great tool to start figuring out your cost and revenue model. It will act as a check list of all the items you need to take into consideration in your revenue statement.  As you progress in your startup, Budgeto will also take care of most of your accounting needs.

 

Lean Startup tools - Baker MarketingLean Startup Tools to communicate/collaborate

Slack

If you don’t yet know about Slack, you must. It’s an instant messaging app, on stereoids, that allows you to connect just about any other popular productivity tool such as Dropbox, Google docs or Hangouts, Skype, Trello and hundreds more. It’s mobile friendly so it will enable you to keep in touch with your team wherever you are.

Trello

Trello is one of the many simple and intuitive project management tools out there. Trello is the only full application that still offers free access. It is very powerfull and still simple to use. Other project management platforms such as Asana and Basecamp are even more complete but don’t offer any free versions.

Dropbox

Definitely one of the best ways to share large files and documents. It’s as simple to use as can be and is entirely free unless you are a power user.

Lean Startup experiment - Baker MarketingLean Startup tools to run my first experiments

Javelin Experiment Board

Javalin first developed the Experiment Board for the Lean Startup Machine a couple of years ago. They are now developing it in an app and are still in the testing phase. Until the app is out, you can get a Google docs version of it and print it out.  Watch this great video tutorial, from Grace Ng, of how to use the Experiment board.

 This is Service Design Thinking

This book contains over a dozen techniques to help you conduct offline experiments. Each technique is well explained and illustrated with an example.  If you’re not familiar with data gathering techniques, it’s the best place to start.

SurveyMonkey

Powerful online survey creation and data analysis application. It’s free for basic forms and data crunching. It has more survey question options and data analysis capabilities than AYTM and GCS.  You must provide your own participants list.

Google Forms and Consumer Surveys

Google Forms enables you to create surveys that you can send to your own participants list. Google Consumer Surveys provides the participants and you only pay for completed questionnaires. Pricing starts at $0.10USD per completed survey.

AYTM -Ask your target market

Similar to Consumer Surveys AYTM offers highly targeted participants to answer  your surveys.

Pricing starts at about $1USD per participant. AYTM boasts over 25 million survey or experts panel participants.

Experiment log

As of writing this post, I haven’t seen any experiment log templates or application to facilitate the keeping of a journal of your experiments.

Hence, I created one for my own use that I will share with you. It’s a simple Excel spreadsheet that you can modify as you see fit. The important part is to keep your rows constant over time so you can have a base to compare.

Keeping an experiment log is a pain and requires some time and effort. Hence, if you don’t plan on going to VCs for funding, it’s not a must to keep one.

An added benefit of the log is that of a training tool when you onboard other members. Careful reading of this journal will help your new recruits know about your young corporate history and learn from you previous mistakes and wrong turns.

Note: I will add the experiment log template to this post very soon.

 Lean Startup tools - Baker MarketingTapping into the Lean Startup community

Some of the most important resources found in Lean Startup are its local and international communities.  It is by far the entrepreneurial community that is the most generous with its time and knowledge that I have encountered.

Locally, you have Lean Startup Circles members that meet periodically to learn, practice and exchange on Lean Startup experiments, tools and resources. Circles have experienced coaches that can help you with any part of your experiments.

You can locate the Lean Startup Circle nearest you by consulting the list on the Lean Startup wiki. Most of them, such as the Montreal LSC, have a Meetup page, Facebook page and/or website where you can register to become part of the community.

Once you are part of a Lean Startup Circle community you will gain access to the Lean Startup Slack channels by asking your local organisers. These channels encompass hundreds of members that form a help community.

If you are stuck somewhere in your experiment, are looking for a tool, experiment design ideas, want to know how to go about testing a foreign market, your local and virtual Lean Startup communities will be there to help.

Lean Startup tools - Baker MarketingThe next phase

Once you have acquired sufficient knowledge on your various stakeholders and have attained a certain level of validation with your business model, you will want to put it to the test.

The next phase will be about validating your business model where it counts; in the market. It is the true acid test. This phase is also sometimes referred to as the Valley of Death. It is when most start-ups end up dying in the Lean Startup approach.

This phase will also be when you start developing your product/service. The good news is if you can’t find any way to have your product/service fly in the market, you will not have spent months or years working on it.

The next post will guide you through this phase using Lean Startup. It will show you how Lean Startup can help transform, some (no, not all) ideas that would have died, into lucrative ventures. We will also present tools and tactics that can help you survive these difficult times.