La motivation entrepreneuriale – 2ième partie

La motivation entrepreneuriale – 2ième partie

La première partie de ce billet concluait que nos valeurs fondamentales s’avéraient la meilleure source de motivation entrepreneuriale.

Vous connaissez sûrement de ces entrepreneurs qui exsudent les valeurs de leur entreprise au quotidien. Il n’y a aucun doute que ces valeurs sont également les leurs.  Que remarquez-vous chez ces entrepreneurs? Moi, c’est l’intensité de leur motivation. Ils ont une ‘’drive’’ remarquable. Ce sont généralement les entrepreneurs que j’admire le plus.

Afin de puiser notre motivation entrepreneuriale au sein de nos valeurs, encore faut-il bien les connaître.

Bien connaître ses valeurs

Lorsque je demande aux nouveaux entrepreneurs que j’accompagne quelles sont les valeurs fondamentales qui les animent, la question les prend souvent au dépourvu.

Ils (elles) doivent y réfléchir un bon moment et même alors leurs réponses identifient fréquemment leurs qualités plutôt que leurs valeurs.

La question devient alors, mais c’est quoi au juste une valeur?

Les définitions diffèrent depuis le temps de Platon et même avant. Celle que je vous présente n’est donc pas universelle.

Les valeurs (morales) sont les croyances pérennes et/ou les idéaux partagés au sein d’une même culture. Elles départagent le bien du mal. Elles ont une influence majeure sur le comportement et l’attitude. Nos valeurs servent de guide à nos actions/réactions au quotidien.

Cette définition nous fait également prendre conscience que nos valeurs sont rattachées à notre culture. C’est donc normal qu’une bonne partie de nos valeurs soient similaires à celles prisées par nos pairs.

Afin de différencier entre une qualité et une valeur, un bon exemple est la ponctualité. Être ponctuel est une qualité et non une valeur morale.

Bien que la ponctualité soit souvent un trait culturel, les gens qui sont fréquemment en retard ne sont certes pas de mauvaises personnes.

La ponctualité influence certains de nos comportements mais pas de manière majeure. Elle n’est pas, non plus, un baromètre qui guide nos actions/réactions au quotidien.

Si la ponctualité n’est pas une valeur, elle est par contre motivée par une ou des valeurs fondamentales.

Cette valeur pourrait être le respect (du temps de l’autre). Ce pourrait également être l’empathie (on nous ressentons la contrariété ou l’impatience de celle/celui qui attend).

Je suis certaine qu’en lisant cet exemple (tout comme moi en l’écrivant) vous avez pensé à des zones grises où qualités et valeurs peuvent s’entremêler.

Ce n’est donc pas évident de savoir quelles sont nos valeurs. C’est un exercice de réflexion qui prend du temps mais qui est essentiel à la motivation entrepreneuriale (et très utile pour votre bien-être également).

Si vous n’y arrivez pas par vous-même, il existe de nombreux tests (dont certains en ligne) pour vous aider à identifier vos valeurs.[1]

Une autre façon est de demander aux gens qui vous côtoient au quotidien les valeurs qu’ils perçoivent en vous. Il ne faut pas se fier entièrement à leurs réponses mais ça donne tout de même un très bon éclairage.

 

Le manque de motivation entrepreneuriale et l’abandon de vos projets

motivation entrepreneuriale - Baker Marketing Suite à des discussions avec des gestionnaires d’incubateurs et des centaines d’individus qui ont entrepris des projets d’entreprise, je peux vous assurer que la cause principale de  l’échec entrepreneurial (pour cause d’abandon) est la perte de motivation. La plupart des projets d’entreprises ne naissent pas légalement avant d’être abandonnés.

C’est la raison qui explique l’essoufflement de mon dernier projet entrepreneurial. Sur papier le projet était quasi-parfait. J’avais les partenaires idéaux, un marché lucratif presque prêt à adopter l’innovation que nous nous apprêtions leur proposer et des investisseurs qui montraient déjà un intérêt.

J’ai vite constaté que toutes mes autres tâches étaient plus prioritaires que celles rattachées à ce projet. En tentant de comprendre pourquoi, j’ai réalisé que mes motivations étaient toutes extrinsèques (argent, reconnaissance, apprentissage).

Il y a de nombreuses raisons pour perdre sa motivation. Dans une majorité des cas, le fait qu’elle n’était pas principalement ancrée dans les valeurs fondamentales est la raison dominante et/ou sous-jacente.

 

La procrastination et la perte de motivation entrepreneuriale

motivation entrepreneuriale - Baker Marketing Enfin, le dernier événement auquel j’ai assisté, et qui a déclenché ma réflexion sur la motivation entrepreneuriale, est une présentation sur la procrastination[2].

Il y a une multitude de raisons pour lesquelles nous procrastinons. Il y a également différents types de procrastination.

La plus importante est que notre cerveau accorde plus de valeur à la gratification instantanée qu’à une récompense plus tard dans le temps.

Si nous nous motivons surtout avec la promesse d’une récompense future (telle l’atteinte d’un objectif) nous sommes beaucoup plus susceptibles de nous laisser distraire par une activité qui nous offrira une récompense plus immédiate.

Une autre raison importante pour laquelle nous procrastinons est d’éviter le stress. Lorsque nous devons entreprendre une action qui est source de stress, notre cerveau cherche à se réconforter en faisant plutôt une action famillière ou qui est source de gratification.

Ça explique en partie pourquoi les nouveaux entrepreneurs tardent à présenter leur idée de produit/service à des clients potentiels. La possibilité de se faire dire que notre bébé n’est pas aussi beau qu’on le pensait est définitivement une source de stress.

Vous vous souvenez que plus tôt nous avons vu que d’agir de façon contraire à nos valeurs nous créait un stress?

C’est pourquoi de nombreux entrepreneurs ressentent du stress lorsque vient le temps d’aller vendre leurs produits/services.

Plusieurs voient l’acte de vendre comme s’introduire sans invitation, de convaincre le client à se départir de son argent ou même de forcer son point de vue sur l’autre. Toutes ces actions sont peu respectueuses ce qui va à l’encontre d’une valeur quasi-universelle.

Le résultat des courses est que nous éviterons, aussi longtemps et souvent que possible, d’aller devant les clients pour vendre.

 

Les types de procrastination

motivation entrepreneuriale - Baker Marketing Lorsque nous pensons à procrastination, nous pensons surtout à la personne qui, plutôt que de faire ce qu’il/elle doit faire, ira regarder un film, faire une sieste ou autre activité ludique/reposante.

C’est en effet une forme majeure de procrastination. Il y a par contre une autre forme de procrastination qui est beaucoup plus insidieuse et commune auprès des entrepreneurs.

Il s’agit de la procrastination où on substituera une tâche, voir même une dizaine, à celle qui doit être faite.

L’entrepreneur s’occupera donc de son site web, de peaufiner son produit, de réseauter, de discuter avec ses employés, lires les nouvelles….enfin des mille autres tâches à faire plutôt que de faire celle prioritaire mais dont il/elle n’a pas envie.

La meilleure façon de vaincre ces sources de procrastination sont d’aligner les tâches, que nous évitons de faire parcequ’elles sont sources de stress, avec nos valeurs.

Par exemple, si on approche la vente de son produit/service comme une façon d’aider son client à résoudre un problème (en prenant pour hypothèse que cette vision est alignée avec nos valeurs), plutôt que de le convaincre à changer d’idée, la tâche devient significativement moins stressante et de plus, une des récompenses (réussir à résoudre un problème) est beaucoup plus immédiate.

 

Conditions gagnantes à la motivation entrepreneuriale

Un esprit sain dans un corps sain

motivation entrepreneuriale - Baker Marketing Il y a des conditions gagnantes sous-jacentes à la motivation. Bien se nourrir, dormir suffisamment, faire de l’exercice régulièrement et avoir des relations significatives[3] dans notre vie nous aide à garder notre motivation.

Douleur et récompense

Des études ont aussi démontré que, lorsque la ‘’douleur’’ de ne pas accomplir une tâche est supérieure à celle de l’accomplir, l’humain retrouvera sa motivation et agira. On peut donc se servir de ce fait afin d’incorporer des ‘’douleurs’’ à ne pas accomplir une tâche et/ou s’offrir des ‘’récompenses’’ lorsque la tâche est accomplie. Les termes douleurs et récompenses sont utilisés ici au sens figuré. Je ne suggère à personne de sortir le fouet. Un exemple de douleur serait d’annoncer à des gens que nous admirons (collègue, fournisseur, employé, ami, etc.) que nous accomplirons une certaine tâche pour une période X. La douleur serait de les décevoir si on ne tient pas parole.

Manger l’éléphant un morceau à la fois

Aussi, si une tâche est trop longue à accomplir, la récompense est loin dans le temps. Il suffit alors de trouver une façon de briser la tâche en plusieurs petites tâches qui demandent moins de temps à compléter ou de s’offrir des récompenses (une marche au parc, une tablette de chocolat, etc) lorsqu’on en termine une partie.

Créer la routine

motivation entrepreneuriale - Baker Marketing L’automatisme est responsable d’une large part de nos actions. Ces automatismes ne requièrent pratiquement aucune motivation. Bien que la honte qu’on pourrait ressentir à sortir sans vêtements serait une excellente source de motivation, ce n’est généralement pas ce qui nous motive à nous habiller le matin. On le fait par automatisme.

Afin de créer des automatismes, il faut se créer une routine. Donc, en cédulant dans notre horaire, préférablement au même moment de la journée, une activité récurrente que nous devons accomplir, nous favorisons la création d’automatismes. Après un certain temps, notre cerveau ressentira même un certain stress si nous n’accomplissons pas cette tâche au moment prévu. Voilà, nous avons réussi à nous créer une ‘’douleur’’ qui nous motivera à agir.

L’action

La sagesse populaire veut que la motivation engendre l’action. Des études de psychologues américains et européens prouvent que le contraire est également vrai. Plus on agit, plus on est motivé et, oui, plus on agit. Ce qu’il faut retenir c’est que très souvent l’action débute le bal et non la motivation.

Mais comment agir si on n’en a pas envie? En fait, souvent lorsque nous ressentons une panne de motivation, nous ne sommes pas motivé à  accomplir une ou certaines tâches spécifiquement. La tactique, déjà mentionnée, de briser notre tâche en de multiples sous-tâches (ou même de considérer des tâches connexes) nous aidera à en trouver une que nous sommes prêt à faire. Même si accomplir ce bout de tâche n’est pas logique ou efficace au départ, simplement le fait de se mettre dans le bain et d’agir nous aidera à repartir la machine. Même accomplir une action qui n’a rien à voir avec la tâche à faire peut suffire à nous donner la motivation nécessaire à amorcer cette tâche dans la mesure où elle nous fait bouger.

Bien qu’il soit tout à fait normal de perdre sa motivation entrepreneuriale occasionnellement, bien connaître les mécanismes de notre motivation et se donner des conditions gagnantes pour l’entretenir nous permet de limiter nos pertes de motivation et de repartir la machine au besoin.

[1] https://scottjeffrey.com/personal-core-values/ ou https://www.mantelligence.com/how-to-define-your-list-of-personal-values/ en sont deux exemples.

[2] Fait par Mathias Durand de www.procrastination.com

[3]  C’est pourquoi l’isolement entrepreneurial doit être contré par des activités de réseautage ou des rencontres avec amis, familles et collègues régulières.

La motivation entrepreneuriale

La motivation entrepreneuriale

 

Ça vous arrive de réaliser qu’une série de rencontres, qui à première vue sont sans lien entre elles, ont un fil conducteur très concret? C’est ce qui m’est arrivé récemment.

Dans une période de 48 heures j’ai assisté à l’enregistrement d’un podcast[1], dont la thématique était la responsabilité sociale vs la rentabilité, ai rencontré un mentoré où nous avons discuté de l’avancement de son projet, et ai assisté à un meetup entrepreneurial où un conférencier parlait de la procrastination[2]. Ce n’est que quelques heures après que je me suis rendu compte que tous ces sujets avaient une même trame de fond; la motivation entrepreneuriale.

Nos valeurs comme source de motivation entrepreneuriale

Motivation entrepreneuriale - Baker Marketing Nous savons tous, en tant qu’entrepreneur ce que c’est que d’être motivé, et encore plus, de perdre notre motivation (ça nous arrive tous à l’occasion).  Ce qui nous échappe, pour la plupart d’entre nous, c’est d’où vient notre motivation. Quelles sont les sources qui l’alimentent?

Dans le cadre du podcast, l’animateur demande aux entrepreneurs ce qui les motive à agir de manière socialement responsable dans les situations où cela impacte leur profitabilité négativement. La réponse se résume aux valeurs fondamentales qui animent les entrepreneurs.

Il en ressort également que  leurs valeurs sont responsables, en majeure partie, de leur persévérance lorsque tout va mal ou lorsque leurs décisions sont attaquées de toute part.

Une constatation importante de la part des entrepreneurs est qu’il doit s’agir de LEURS valeurs et non celles que la société ‘’imposent’’ aux entrepreneurs.

Lorsqu’une entreprise adopte des valeurs bien vues socialement mais qui ne reflètent pas étroitement les valeurs des fondateurs (principaux gestionnaires) elle ne sera pas motivée à agir éthiquement (en accord avec ses valeurs) lorsque le coût sera trop élevé. Il en va de même, dans les grandes entreprises, lorsque ses employés ne partagent  pas les valeurs corporatives. L’expression utilisée par un des entrepreneurs lors du podcast illustre ceci très clairement. Il a dit ‘’À un moment donné, le miroir craque’’.

C’est alors qu’on voit apparaître des comportements d’entreprises totalement dissonants des messages véhiculés par celles-ci.

On a qu’à penser à ce qui se passe présentement avec, entre autres, les grandes sociétés pétrolières, de télécommunications ou pharmaceutiques.

 

L’objectif comme source de motivation entrepreneuriale

motivation entrepreneuriale - Baker Marketing Il n’y a en soit rien de mal à se fixer des objectifs pour se motiver. Ça fonctionne plus souvent qu’autrement.

Le problème survient lorsque l’atteinte de nos objectifs devient la principale, voir la seule, source de notre motivation.

L’adage qui dit La fin justifie les moyens met alors la scène pour des comportements non éthiques.

Afin d’atteindre notre objectif, nous sommes alors prêts à agir ‘’temporairement’’ à l’encontre de nos valeurs.

Le hic est que le chemin pour atteindre nos objectifs représente la quasi-totalité du temps passé au travail.

Nous en venons donc qu’à oublier nos valeurs afin de faire ce qu’il faut pour atteindre nos objectifs.

Je n’ai pas besoin de vous citer d’études, bien qu’il y en ait quelques unes, pour vous convaincre que d’agir à l’encontre de ses valeurs au quotidien est épuisant, voir drainant.  C’est aussi une très bonne recette pour s’assurer d’être malheureux (ou du moins peu satisfait de notre situation).

 

Les motivations entrepreneuriales intrinsèques vs extrinsèques

motivation entrepreneuriale - Baker Marketing Lors de ma rencontre avec mon mentoré, nous avons discuté de l’avancement de son projet, qui stagnait au moment de notre rencontre précédente. Ce dernier réalise que sa motivation initiale (faire beaucoup d’argent) n’était plus assez forte pour le faire avancer. De plus, il se présentait à lui de plus en plus de choix où le meilleur, afin d’atteindre son objectif, le rendait sérieusement inconfortable.

Il a donc cherché une autre source de motivation. Ce qu’il a trouvé en identifiant les valeurs sur lesquelles il veut que son projet repose. Elles ont été puisées à partir de ses propres valeurs. Cette prise de conscience lui a non seulement permis de reprendre son momentum entrepreneurial, mais elle a significativement changé le plan qu’il s’était fait pour atteindre ses objectifs (dont un reste faire beaucoup d’argent). Il réalise que la façon d’atteindre ses objectifs revêt une importance tout aussi grande, sinon plus, que l’atteinte de ses objectifs. Un quotidien plus agréable, où il se sent confortable avec ses décisions,  impacte positivement sa motivation.

Ce qu’il faut retenir est que les sources intrinsèques de motivation, telles nos valeurs fondamentales, assurent une motivation entrepreneuriale plus forte et plus pérenne que les sources extrinsèques, tels les objectifs, incitatifs ou valeurs qui ne sont pas les nôtres.

Les sources extrinsèques de motivation sont utiles et bénéfiques dans la mesure où ce ne sont pas les seules ou principales sources de motivation.

Dans la seconde partie de ce billet, nous examinerons de plus près l’identification de nos valeurs et leur impact sur la raison principale de l’échec entrepreneurial.

[1] L’épisode sera rendue public le 4 octobre sur le site www.lesderangeants.com

[2] Le conférencier est Mathias Durand de www.procastination.com pendant le meetup de Digital Entrepreneurs

Business Experiments: A better way to manage your business?

Business Experiments: A better way to manage your business?

In our last post we looked at various management approaches to reduce risks. One of them pertained to business experiments. In this post, we’ll dig a bit deeper to better understand this approach.

You have most likely heard of business experiments. The Harvard Business Review, as well as many other business management publications, published multiple articles on the topic in the last few years.   They were mostly in the context of innovation.

What is a business experiment?

Lean Startup - Baker Marketing If you have not, a business experiment is simply testing a concept (idea, program, process, design, product, strategy, etc.) with stakeholders (customers, suppliers, distributors, employees, etc.). The experiment’s goal is to provide pertinent data to assist with decision making (usually with go/no go decisions or sometimes fine-tuning).

So yes, you do know what a business experiment is. It’s been around for, well, pretty much ever. Now you’re asking yourself; Why this article is drawing my attention to it?

The reason is that business experiments are no longer used as an occasional management tool, they are transforming into the way businesses are managed.

Why are companies experimenting at an increasing rate?

Business experiment - Baker Marketing As we mentioned, business experiments are used to collect data that assists management with decision-making.

Decision-making in the business world is becoming a more demanding task (to say the least).

  • Companies are significantly leaner (i.e. less resources and more work for everyone, including managers).
  • The amount of information available, from secondary sources, is enough to make any manager’s head spin.
  • There is a higher supply than demand for managers hence making bad decisions is a riskier proposition for your longevity in a given company than ever.
  • In many sectors, markets are moving at a faster pace than ever before with competitors coming in from everywhere and customers’ choices exploding.

Hence managers are turning to ways to reduce the time and the risk involved to make the best possible decisions.

Running a business experiment to gather pertinent and timely data quickly answers the needs of over-burdened managers to reduce the risks of the decisions they make.

This explains, in part, why organisations are experimenting. What explains the increasing rate at which they are doing it, and transforming it into a management approach, has more to do with the following reasons:

  • It’s cheaper and faster than ever to run business experiments (many can be done in minutes with free tools)
  • An increasing number of employees or outside consultants have the skills to run experiments, analyse and interpret the collected data
  • The costs to store, process and communicate the data/result are very low (compared to a decade ago) and falling constantly.

Business experiments and the Lean Startup framework

So how does an organisation go about implementing business experiments as a managerial approach? There is no one way to do so. There are however experimentation frameworks out there that can structure your approach.

One of these is the Lean Startup framework.

The base of Lean Startup is the experiment. The Lean Startup experiment is based on the scientific experiment model. It follows a build, measure, learn process.

Build Measure Learn - Baker Marketing

 

Build (designing your experiment)

Building your experiment is a 3 step process

 1. Identify the critical assumption associated with the concept to be tested

When you stop to think about it, there are thousands of assumptions we could test to assist with decision making when managing a business. If we tested all of our assumptions there would be no time or other resources left to run the business. Hence, you only want to test the critical assumptions. The ones that, if not validated, pose a business risk that you (or your organisation) are not willing to take.

2. Transform your critical assumption into a hypothesis statement

Your critical assumption was a thought you put into words. Your hypothesis statement is one sentence that can be validated (or invalidated).

3. Design the experiment that will validate (or invalidate) your hypothesis

Designing your experiment is only limited by your (and/or your team’s) imagination. The way you choose to render the concept of your hypothesis (how you present it or illustrate it) is called your Minimum Viable Product (MVP)[1].

An important part of the MVP is the minimum part of it. In the design of your experiment, you will be aiming at spending the least amount of resources in order to obtain the maximum amount of learnings from your experiment.

This doesn’t necessarily mean bootstrapping your experiment. It simply means that you will make sure that whatever learnings you need to get from your experiment, you get by using the least amount of resources possible.

This can mean it will cost you nothing but a few minutes of the time of one person or tens of thousands of dollars, if that’s the only way to go about getting the information you need. Of course, the cost of your experiment must be proportionate to the financial risk associated with it.

Measure

The reason you are making the experiment is to get data that will help you with your decision making. Hence, you want that data to be reliable.

This is where you need a bit of knowledge about primary data gathering. You need to make sure the data you collect is not biased. You won’t be looking to get statistical quality data. That would take too long, cost too much and be an over kill for your purpose.

You’ll simply need the clear direction that your data in headed for.

In business experimentation instead of gathering a lot of data once, you gather a small amount of data repetitively. Although not as precise as statistical data it does provide you with a sufficient amount of information to de-risk, to a great extent, your decision. It is also a more suited approach to an environment that changes rapidly.

When deciding on the data you will be capturing in your experiment, remember these three important rules.

Your data should be:

Actionable

If it doesn’t go in the direction you thought it would then you can change something in your business strategy or product or program that will make the data go in the direction you want.

Accountable

You need to be able to re-produce the exact same experiment, in similar conditions and get similar results. For example, if you are testing the design of a snow shovel and are doing it during the storm of the century, the data you collect won’t be accountable.

Accessible

The more people who interpret the data you collect, the deeper and richer your learnings will be. So make sure that the data captured during your business experiments is shared throughout your organisation. Ensure that everyone knows they are welcome to share their interpretations on the data. Making your experiments, the data collected and the results accessible throughout your organisation will also accelerate business experiments process as some parts/resources of one experiment can be used for others.

The more experience one has at conducting experiments, the faster and more accurately they are done.

Learn

This part of business experiments, although it may seem like the easiest, is the hardest.  Learning means you are either

  • absorbing completely new information (rarely the case) or
  • you are changing in some way (sometimes drastically) already stored information in your brain

The second type of learning is the hardest. The more contradictory the data you have is to the one you previously had, the more difficult it is to learn from it.

This stored information in your brain will create a filter that will impact how you interpret new data.

Also, the more resources that has already been invested in a project, the more difficult it is to pivot on a previous course of action.

The benefits of using business experiments to manage

Business Experiment - Baker Marketing The main benefit, as mentioned previously, is to reduce the risk of your business decisions. This in turn will minimise your losses on various projects.

Another benefit, that is not obvious, is the improvement in work relationships.  This happens for multiple reasons.

First, employees get a sense of empowerment. If they submit ideas to upper management with supporting empirical data, they know their idea will be considered.

Also, managers don’t need to spend as much time justifying their decisions. They let the data speak for itself. They do however need to include questioning the quality of the data into their process.

Finally, as mentioned, organisations that use business experiments on a daily basis to manage usually encourage employees to share the results of their experiments. This not only improves internal communication and efficiency it also creates an environment where mistakes, that bring new learnings, are valued.

This type of environment is essential to not only foster innovation but pro-activity.

Getting started with business experiments

Business experiment - Baker MarketingIf you think that using business experiments may be a profitable management approach for your business, start with one project (which will be a meta experiment) during which all higher risk decisions will be taken with supporting data. The project you select should be one that has high inherent risk within it (like launching a product in a new and different market). It should also be a type of project that is somewhat recurrent in your organisation. This will help you have a baseline scenario in order to compare the results of the meta experiment.  Make sure to identify the metrics you’ll be evaluating before starting your meta experiment.

Some metrics (there are many others) you may want to look at would be:

  • How long the project took from start to finish
  • Overall budget
  • What % of the initial planed output was achieved
  • Variables pertaining to team cohesion
  • Variables pertaining to employee (the ones who worked on the project directly and indirectly) satisfaction
  • ROI projected vs achieved on a timeline (3, 6, 12, 24 months)

Implementing any new management approach takes a while. There is no one-size-fits-all recipe. You need to…yes you got it…experiment and find the approach best suited for your organisation.

If you need coaching or help getting started with your first experiment Baker Marketing can definitely help.

[1] Although MVP most often refers to a prototype of a product, it also means the representation of your hypothesis you will present to participants of your experience.

Lean Enterprise’s Business Model

Lean Enterprise’s Business Model

 

You may have already heard about Lean Enterprise but, because it is a relatively new concept, you most likely haven’t yet.

What is Lean Enterprise?

Lean Enterprise Business Model - Baker MarketingIn short, Lean Enterprise is the Lean Startup approach adapted to large organisations. It has already been adopted by many large organisations such as GE, Toyota, the White House (about 4 years ago), NPOs  and many startups that became large such as Zappos.

 

How can Lean Enterprise be used?

Lean Enterprise can be used as the guide to an entirely new innovation program. However, since most large organisation already have an innovation program, Lean Enterprise can simply build on the existing program, improve it, make it more efficient and, over time, permeate the entire organisation with a culture of innovation.

Explaining Lean Enterprise

Explaining Lean Enterprise could be a very long process given that it touches all aspects of business and will take a very distinct flavor in each or the organisation that adopts it.

When entrepreneurs or intrapreneurs (folks responsible to make innovation happen in large organisations) want to explain their projects to me, I usually ask them to describe their business model.

Hence, I’m thinking that describing Lean Enterprise’s business model is will be a good way to explain this approach to manage innovation in large organisations succinctly.

Understanding Lean Startup first

Lean Startup approach - Baker MarketingIf you are unfamiliar with the Lean Startup approach then I suggest you brush up on it. Lean Enterprise requires a very good understanding of the underlying principles as well as the capability to run Lean Startup-type experiences.  There is an abundance of Lean Startup documentation online including the many Lean Startup related posts on this blog. Here is a sample of them that you can check out as a primer.

The Lean Enterprise Business Model

The image below (click to make it larger) is Baker Marketing’s version of what Lean Enterprise’s business model would look like. This version would not make for a good investors’ pitch but it’s also not its purpose.  Hopefully, this business model canvas will help you to understand, at a glance, what Lean Enterprise is all about.

The Lean Enterprise Business Model Canvas

Lean Enterprise's Business Model - Baker Marketing

Click for full view

Although this canvas is pretty straight forward, I will detail the Customer Segments and Value Proposition sections of the Lean Enterprise business model for better comprehension.

 Targeted Customer Segments

Lean Enterprise's Business Model - Baker MarketingThe Lean Enterprise innovation approach can be used is just about any large organisation that needs to innovate. The more disruptive the innovations it produces, the more gains it will get from the Lean Enterprise approach.

 

 

For profit organisations

This segment has the most straight forward application of Lean Enterprise for innovation purposes.

There are already dozens of large organisations incorporating Lean Enterprise in their existing innovation programs to make them more efficient. It is the case of such companies as Google, GE, Intuit, Toyota, Adobe, etc.

 

Non profit organisations

NPOs around the world all have a common pain; they are struggling to get enough resources to achieve their goals.

In many cases they are also faced with the task to innovate in order to keep being relevant to both their users and benefactors. Lean Enterprise helps them by ensuring that all the resources they do have are used as efficiently as possible when they innovate.

Lean Enterprise also helps large NPOs develop a more innovation-friendly culture.

 

Public and para-public organisations

Given that efficient use of resources is a basic principle in the application of Lean Enterprise, most public organisations could benefit from its implementation greatly. Government institutions are also in dire need of catching up to economies changing at the fastest pace ever in history.

The White House initiated the Healthcare.gov portal re-design in 2011 with a Lean Startup (not yet known as Lean Enterprise) team. The embryonic project was then taken over by CGI. When CGI was unable to deliver on time and on budget, the project was reverted to the Lean Startup team. The results they achieved were so spectacular that the White House eventually adopted Lean Enterprise for all of their innovative projects.  The approach also spread to other American government agencies and departments.

Aneesh Chopra, who was appointed CTO of the United States by Obama in 2009 (until 2012) was one of the catalysts in propagating the Lean Enterprise approach through the US government. [1]

 

 

Value Proposition

Lean Enterprise's Business Model - Baker MarketingThis is, in part, what a large organisation can expect to obtain with the implementation of a Lean Enterprise approach to innovation that their current program may not be bringing them.

 

Help innovate more efficiently

The efficiency is obtained in large part with the fact that an innovation project that is completed, within a Lean Enterprise-based innovation program, will necessarily answer the needs of its target customers/users. Hence a product/market fit or a service/user fit will be achieved every time.

Efficient use of resources (especially human) being an underlying principle of Lean Enterprise, it is therefore a constant preoccupation of the project participants.

 

Use existing resources more intensively

If you work in a large organisation, I am certain you are aware of either unused resources or resources not fully used that can be put to contribution in innovation projects. If not, I suggest you ask and snoop around. You will find some in no time. The infusion of entrepreneurial attitude, brought by Lean Enterprise, makes using these resources second nature.

 

Build on existing innovation programs/practices

Lean Enterprise is based on principles, tools and techniques borrowed from many existing and proven management theories such as:

  • Lean production
  • Customer development
  • Agile development
  • Design Thinking

Most innovation programs already make use of the principles, tools or techniques of some of these theories. Lean Startup implementation can ‘’surf’’ on these existing programs in an organisation and add to them.  This greatly flattens the learning curve and is more easily adopted.

Implementing a Lean Enterprise approach to innovation is like any other change management program. It must be done incrementally, ensuring all are onboard.

 

Increase speed to market of innovations

Lean Enterprise is based on rapid iteration testing of the various parts of a business model until you reach a product/market fit or service/user fit[2].

The approach has a built-in control mechanism to ensure innovation teams don’t go astray, lose focus or momentum.

 

Pivot quickly on ideas with no positive ROI

All of the products or services that get to market with a Lean Enterprise approach are successful. This, however, doesn’t mean that these successful products or services look anything like what was imagined initially.

Lean Enterprise does not prevent or fix product or service ideas that would flop in the market.  It does however quickly show which ideas need to be discarded thus avoiding the waste of resources to bringing them to market.  Luckily, most ideas simply need a few pivots (okay many pivots) to achieve success with their markets.

 

Better manage innovation financing risks

The use of innovation accounting in Lean Enterprise innovation programs allows for incremental financing with a known risk coefficient of each of the projects increments.

It bridges the gap between corporate innovators and financial managers.

You can read more about innovation accounting in these previous posts.

 

Creates innovation culture in the long run

The real prize, at the end of the journey of implementing Lean Enterprise, is the creation of a true culture of innovation.

Some of the most important barriers today in achieving a true organisation-wide culture of innovation are the following:

  • Mistakes are neither welcome nor tolerated
  • Resources (human, financial, physical, etc.) are kept in silos
  • Decision making power is diluted (with a heavy weight at the top of the pyramid)
  • Over-abundant and rigid processes that result in slow reactions to market changes

The Lean Enterprise approach to innovation, intrinsically, removes those barriers.

As any other change management program, Lean Enterprise takes time, effort and commitment. Commitment from the innovation project champions but also from top management. Although still in its infancy, the Lean Enterprise approach shows promise of integrating innovation into large organisation’s main stream of business instead of treating it like a special cousin, as it is now.

If you want to learn more about Lean Enterprise and its application, you can pre-order Eric Ries’ new book due out in the fall, called TheStartup Way.

If you have a Lean Startup Circle community in your area, you can contact the organisers to locate experienced coaches or attend their meetups and see how entrepreneurs and intrapreneurs can help each other innovate more efficiently.

[1] This hour-long talk with Aneesh Chopra explains how Lean Enterprise came to be in the US governement

[2] Characterised by a sharp increase in the sales or adoption growth for a sustained period.

Mentors Montréal – Le mentorat d’entrepreneurs en devenir

Mentors Montréal – Le mentorat d’entrepreneurs en devenir

 

Ce billet s’adresse principalement aux mentors d’affaires qui s’intéressent au mentorat de pré-démarrage et de démarrage ainsi qu’aux organismes qui desservent ces entrepreneurs en devenir. Il a pour objectif de partager l’expérience de la première année d’opération de la communauté Mentors Montréal créée spécifiquement pour desservir ces clientèles encore mal desservies dans la région de Montréal.

Mentorat d'affaires - Baker MarketingQu’est-ce que le mentorat d’entrepreneurs en devenir?

La définition pure du mentorat  implique une relation de soutien, d’aide, d’échange et d’apprentissage entre un mentor (préférablement bénévole) et un mentoré, dans le but de développer le mentoré.

La version plus puriste du mentorat d’affaires repose principalement sur la transmission du savoir-être entrepreneurial. La transmission de savoir-faire étant plutôt associée au coaching.

Il est important ici de ne pas confondre mentorat d’affaires et mentorat professionnel. Ce dernier a pour objectif le développement de compétences et/ou de faciliter l’ascension des échelons professionnels (à l’intérieur d’une même entreprise ou non).

Dans la culture populaire nord-américaine le mentorat d’affaires est axé sur la santé financière et la pérennité de l’entreprise plus que sur le savoir-être entrepreneurial.

Ce type de mentorat, qu’on qualifie parfois de mentorat à l’américaine, implique que le mentor peut agir également à titre de coach ou même de conseiller afin de prendre le chemin qu’il ou elle juge le plus court vers la santé financière de l’entreprise. Ce type de mentor partagera son réseau d’affaires, référera des clients et ira même jusqu’à investir financièrement dans l’entreprise de son mentoré.

Pour de plus amples détails sur l’offre de services de mentorat d’affaires à Montréal je vous invite à lire mon billet intitulé Démystifier le mentorat d’affaires à Montréal.

Le mentorat d’affaires, même dans sa version puriste, implique une portion de coaching (ou de savoir-faire). Généralement, plus l’entrepreneur possède d’expérience entrepreneuriale (dans son secteur d’activités), moins il a besoin de coaching (savoir-faire).

Inversement, puisqu’on ne devient pas entrepreneur automatiquement le jour où on décide de se lancer en affaires, les entrepreneurs en début de parcours ont un plus grand besoin de coaching (savoir-faire).

Corollairement un entrepreneur en début de parcours est aussi généralement moins réceptif à la transmission de savoir-être entrepreneurial puisqu’il n’est pas encore rendu à cette étape de son cheminement.

Mentors Montréal - Baker MarketingMentors Montréal

Il y a près d’un an maintenant, j’ai créé à l’aide de nombreux bénévoles, la communauté de Mentors Montréal.

Mentors Montréal compte plus de 250 participants dont environ le tiers est des femmes. Mentors Montréal regroupe plus de 50 mentors qui ont un minimum de 2 années d’expérience entrepreneuriale ou qui ont œuvré depuis de nombreuses années auprès d’entrepreneurs en devenir.

Principaux objectifs de Mentors Montréal

L’objectif premier de Mentors Montréal est de desservir les besoins en mentorat/coaching d’affaires des individus en pré-démarrage (réflexion) ou au début de leur période de démarrage (idéation et début de l’étape de découverte).

Un second objectif est d’offrir un terrain neutre d’échange, d’observation de la clientèle et d’expérimentation aux différents organismes montréalais dont la mission est (en totalité ou en partie) d’informer, de coacher et/ou de mentorer ces entrepreneurs en devenir.

L’équipe de Mentors Montréal

Présentement, autre que l’auteure de ces ligne, l’équipe de bénévoles qui permet à Mentors Montréal d’exister se compose d’employés d’organismes du milieur. Les organismes représentés sont l’École des entrepreneurs (ancien SAJE en Affaires), Futurpreneur, la Fondation Montréal Inc. et le Réseau M, qui est également un de nos deux commanditaires (l’autre étant Desjardins qui nous offre l’espace pour les rencontres). Les autres bénévoles sont (ou ont été)  des entrepreneurs ou gestionnaires chevronnés impliqués dans la communauté entrepreneuriale montréalaise.

Il est important de noter que ces employés, à une exception, contribuent bénévolement et à titre personnel à l’organisation des rencontres de Mentors Montréal. Il va sans dire qu’il s’agit de gens passionnés d’entrepreneuriat et fortement engagés dans la communauté entrepreneuriale montréalaise.

Les mentors

Le profil des mentors varient grandement. Certains ont plus de 20 ans d’expérience et sont chefs d’entreprises d’envergure internationales. D’autres sont des travailleurs autonomes ou ont démarré leur entreprise il y a à peine quelques années.  Leur âge varie entre 25 et 65 ans avec une majorité entre 40 et 55 ans. Leur secteur d’activité est également très varié avec une légère concentration dans le secteur des TI.

Suite à une vérification de leur parcours professionnel les mentors, qui s’inscrivent à la communauté via la plateforme Meetup, n’ont qu’à se présenter aux rencontres, lorsque disponibles, et aider, du mieux qu’ils ou elles le peuvent les mentorés présents.  Les mentors sont libres de revoir ou non les mentorés à l’extérieur des rencontres.

Mentors Montréal - Baker Marketing

Les rencontres

Les rencontres de Mentors Montréal ont lieues aux 4 à 6 semaines (jusqu’à présent dans le superbe Desjardins lab du Complexe Desjardins) et offre l’accès à une dizaine de mentors ou plus pour des sessions de speed mentoring qui durent de 10 à 15 minutes chacune. Elles sont annoncées deux ou trois semaines à l’avance.

Suite à une brève présentation des mentors, un participant rencontrera jusqu’à 5 ou 6 mentors pendant une soirée lors de séances de speed mentoring. Le format de la soirée est également propice au réseautage et aux échanges entre participants.

 

Mentorat d'affaires - Baker MarketingProfil des participants

La grande majorité des membres de Mentors Montréal sont des entrepreneurs en devenir à l’une des deux étapes suivantes :

Pré-démarrage (15 à 20%)

Ces individus sont à l’étape de la réflexion et n’ont pas encore pris une décision ferme quant à savoir s’ils feront le saut vers l’entrepreneuriat ou non. Ils peuvent ou non avoir une idée de produit ou service à offrir mais n’ont fait aucune démarche pour la développer. Ils ont généralement peu ou pas d’information sur les ressources disponibles aux entrepreneurs.

Début du stade de démarrage (65-80%)

Ces individus ont décidé de poursuivre leur idée entrepreneuriale. Une majorité ne le fait pas encore à temps plein. Ils sont généralement au stade d’idéation ou, dans une moindre proportion, au début du stade de découverte. Ils n’ont souvent pas encore une modèle d’affaires précis en tête. Ils ont généralement une bonne idée des ressources disponibles aux entrepreneurs bien qu’ils en aient encore à découvrir.

Dans ces deux catégories ont retrouve une majorité qui appartient à un des trois profils suivants:

  1.  Étudiant universitaire ayant terminé ses études. Il a parfois une courte expérience en grande entreprise ou institution. Plus souvent, il ne trouve pas un travail (rémunéré) dans son domaine et se tourne vers l’entrepreneuriat pour acquérir de l’expérience.
  2.  Professionnel immigrant, souvent hautement qualifié, ayant de la difficulté à s’intégrer dans le marché du travail.
  3. Professionnel d’expérience, ayant œuvré ou œuvrant dans la grande entreprise. Il, ou moins fréquemment, elle a perdu son emploi, l’a quitté volontairement ou songe à le faire.

Mentors Montréal - Baker MarketingBesoins des entrepreneurs en devenir en matière de mentorat/coaching

Les besoins varient significativement selon le stade où se situe l’individu.

 

Pré-démarrage

Les besoins de ces individus, parfois entrepreneur en devenir parfois non, se situent principalement à un de ces trois niveaux.

  1. Accompagnement dans leur décision de se tourner vers l’entrepreneuriat ou non
  2. Comprendre ce qu’est l’entrepreneuriat; le quotidien et les implications pratiques (incorporation ou non, comment obtenir un no. de TPS/TVQ, location d’espace de travail, site web, assurances, gestion du temps, etc.)
  3.  Connaître les ressources disponibles aux entrepreneurs (informations, formations, financement, etc.)

Début de démarrage

Les besoins de ces entrepreneurs en devenir sont un peu plus variés. En majeure partie, ils se retrouvent à un des niveaux suivants.

  1. Comment vendre
  2. Clarification du modèle d’affaires ou de certaines de ses composantes
  3. Bâtir son réseau d’affaires
  4. Financement et partenariat

Dans le cas des immigrants récents on peut ajouter à cette liste le besoin de comprendre la culture d’affaires locale.

Dans la seconde et dernière partie de ce billet je traiterai des leçons apprises sur le mentorat pour entrepreneurs en devenir et de certains des impacts observés sur les membres de la communauté de Mentors Montréal depuis la dernière année.  Finalement, quelques pistes, qui permettraient d’améliorer les services de mentorat d’affaires pour les entrepreneurs montréalais en devenir, seront suggérées.

Lean Startup Tools – The Concierge Phase

Lean Startup Tools – The Concierge Phase

 

This is the last of an 8-post series on applying Lean Startup in the various phases of a start-up. In this post we’ll take a look at the tools that will accompany you in your efforts to maintain a lean startup practice in your company during the concierge phase.

Lean Startup Principles and fundamental tools

The tools suggested in this post are but the tip of the iceberg of the tools that exist to help you adhere to the principles of Lean Startup. They will vary according to the specifics of your business model.  A great place to find apps to help you with your productivity is the Slack apps directory. Using thes tools doesn’t mean you are following a Lean Startup approach. You can only do this by putting into practice, on a daily basis, the various principles that underly Lean Startup.

Top Lean Startup Principles:
(Click on the theory to see an example of a book on the topic)

Theory Principles
Lean Production Customer focus; Efficient use of resources; Just in time; small batches;
Customer Development Understand your customers’ needs then develop your product/service; Use continuous feedback from your markets to make decisions (feedback loop)
Design Thinking Have a 360 view of needs, problems, issues; Empathize with your customers before you start designing your product; test multiple prototypes before going to market; transparency of information and process
Agile development Develop in iteration; test your developments with users  before going to the next step; use agile planning tools

 

There are also fundamental tools that come with the Lean Startup approach. These tools are:

  • Management tools:
    • Business model canvas or the Lean Canvas for planning.
    •  Experiment board to guide you with your first experiments.
    • Kanban boards to ensure you are not creating bottlenecks in your production
  • Metrics: Use data to make decisions whenever possible.
  • Innovation accounting:
    • Keeping a log of your experiments
    • Innovation options to calculate the maximum value of your start-up and the associated level of risk.

Here are ideas of tools or types of tools to look for when applying the Lean Startup approach in the concierge phase (last phase) of your start-up.

 

Applying Lean Startup - Concierge Phase - Baker MarketingProduct development tools

If your product is an application or software

Continuous deployment (or delivery for certain markets) espouses most of the Lean Startup principles. It requires a slew of tools. Atlassian offers many of them with apps such as Bitbucket, JIRA  and Bamboo.

If you’re creating a physical product

You may want to look at integrating your suppliers into your corporate Slack, if not already done. In order to do so, you should get the secure ($) version of Slack.

You’ll also want to establish processes that will ensure your marketing/product design and production teams communicate regularly in order to ensure market needs and trends are communicated asap throughout your value chain. Common work tools for these teams and spaces (physical or virtual) where they can easily meet on a daily basis should be available.

 

Applying Lean Startup - Concierge Phase - Baker MarketingMarketing tools

You will want to look into integrating as many of your data sources as possible (Analytics, CRM, Ticketing system, social media feeds, and manual data) into a robust business intelligence platform. One of the better and more agile one out there at this time is TableauQlik and Microsoft BI are also good choices. IBM’s SAS and Watson are better, since they integrate AI elements, but highly likely out of your price range.

If you’re running an on-line business then you need to start looking into an agile and powerful real-time analytics solution. Google, aside from its free version, has a module approach that is neat since you can only get the packages you use.  The entire 360 suite of 7 add-ons is very costly. You’ll need to make sure you get an ROI before investing in it. There are other options such as Clicky that also offers real-time analysis. Clicky integrates with Slack.

Whatever BI or analytics platform you get, the most important part is to ensure you have the resources and processes in place to maximise their returns for your company. Hence it must be part of most everyone’s job description to feed the BI databases on a regular, if not daily, basis.  You’ll also need someone to ensure the data in your system is clean and the analyses are correctly interpreted.

Your experiment logs should be scraped for pertinent market information regularly. They should have their own Slack channel (or section in your intranet).

By the end of the concierge stage, you may be cranking out multiple new products in rapid fire in order to get a larger wallet share of existing customers or to satisfy the needs of new segments. Applications such as LaunchLeap that help you get quick feedback from a large number of users will help you accelerate your experiments.

 

Applying Lean Startup - Concierge Phase - Baker MarketingHR tools and guidelines

If you aren’t outsourcing your recruiting and training then you’ll want to look for tools to make these processes more efficient.

Get a screening tool (with broad mesh) up on your website to reduce the time spent looking at non pertinent resumes.  Make sure your corporate values and culture are also reflected on your website and all your social media content.

Use your FB and LinkedIn corporate pages to get referrals for potential top candidates.

Invest in training video s available 24/7. These online videos make the on boarding process more efficient and transparent.

Encourage inter-employee training and coaching.  Having video, sound and recording capabilities on their computers or laptop will enable employees to share their knowledge with their peers either in real-time or asynchronously.

Have as few employee guidelines as possible. When they are absolutely necessary, keep them as broad as possible. Nothing kills creativity and initiative as well as guidelines. Just remember not to substitute good management with guidelines and you should be fine.

 

Applying Lean Startup - Concierge Phase - Baker MarketingFinancial tools

Finance is not my area of expertise so I won’t venture into suggesting accounting apps or platforms. What you will want to look for in your accounting system to support your Lean Startup approach are the following capabilities:

Integrating market information into your sales projections (by segment)

Enabling you to show only the financial data you want to specific categories of employees.

Although you want to remain as transparent as possible with your financial results, your growing staff and eco-system will require you to limit the financial information you share with some of them. If your system doesn’t allow you the flexibility to easily share some of the information with specific employees/partners/suppliers then you may be tempted to only share summarized data on a monthly or quarterly basis.

 

Conclusion

As you have now come to realise throughout this series of posts there is no one way to apply the Lean Startup approach.  There are however wrong ways to go about it. If whatever you are doing goes against or disregards Lean Startup principles, then it’s obviously not Lean Startup. Throwing in buzzwords like MVP and pivots won’t change this.

We also saw a variety of tools used in the practice of Lean Startup. These don’t even represent the tip of the iceberg. They will also become obsolete very soon. Newer and better ones will become available. The important message is to keep looking for tools that will make you more efficient and help you achieve the minimum in MVP.  These tools will also enable you to run experiments in a timeframe that was impossible only a few years ago.

These tools are the reason an iterative, experiment-based approach like Lean Startup is now viable.

Lean Startup is the essence of entrepreneurship. It’s about doing.  It’s about taking only the risks you have to take in order to answer a market need with a product or a service. It’s about having some core competences but mostly about how fast you can learn what is pertinent and apply your learnings. Finally, it’s about discipline, rigor and lots of hard work.

Lean Startup is rarely sexy but then again neither is starting and growing a successful business.